Les milieux humides situés en bordure du fleuve Saint-Laurent sont des milieux très sensibles aux activités humaines, agricoles et à l’urbanisation. De ce problème, découle la perte de nombreux milieux humides entre Cornwall et Québec. Cependant, notant que ces pertes sont de moins en moins importantes depuis 1976, ces milieux demeurent très dynamiques et on dénote maintenant une augmentation des plantes envahissantes dans certains secteurs, donc une réduction de l’ensemble de la
biodiversité des milieux humides du Saint-Laurent. En effet, Environnement Canada a déjà retenu six espèces végétales ayant un fort potentiel envahissant parmi la cinquantaine d’espèces de plantes exotiques que l’on peut retrouver sur les pourtours du fleuve Saint-Laurent. La plupart du temps, ces plantes envahissantes se retrouvent dans les marais et parfois dans l’herbier aquatique ce qui a pour effet de causer des dommages environnementaux et peut même aller jusqu’à affecter la santé de la faune de la flore qui se trouve aux alentours.
L’envahissement des milieux humides par les plantes exotiques se produit lorsque ce milieu devient stressé et vulnérable. Ce stress peut être engendré par plusieurs facteurs, naturels ou anthropiques, tels que des baisses du niveau de l’eau, un assèchement artificiel ou des constructions immobilières.
Premièrement, le guide de terrain sur le suivi des plantes envahissantes d’Environnement Canada propose quelques conseils afin d’éviter la propagation des plantes envahissantes déjà installées dans des milieux humides :
Dans un second temps, en se basant sur les études déjà faites par Environnement Canada, un suivi des quatorze sites déjà recensés dans le Tronçon Estuaire fluvial-Secteur Trois-Rivières est nécessaire pour bien comprendre et connaître l’évolution de ces plantes exotiques. Une collecte de donnée devra se faire dans chacun des sites et être envoyée à Environnement Canada-Centre Saint-Laurent pour le suivi.
Et pour terminer, un plan de protection et/ou de mise en valeur des milieux humides de notre fleuve Saint-Laurent pourrait être développé en vue d’éviter tout stress au sein des milieux humides et par ce fait, éviter la propagation des plantes envahissantes déjà existantes.